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Accueil du site / Presse / Goulien et Plumelec préparent leur centrale

le télégramme - 12 octobre 2009

Des champs de panneaux photovoltaïques vissés au sol ! D’ici à la fin 2011, chaque région va avoir sa centrale solaire. Le gou- vernement a lancé un appel à projets. En Bretagne, Goulien (29) est sur les rangs.

EDF-Energies nouvelles veut investir 35millions d’euros dans la commune du Cap Sizun (29). Son projet : la construction d’une centrale photovoltaïque de 10mW implantée sur une trentaine d’hectares. Pourquoi cette commune ? « Notre souci était de trouver un site qui réponde à des critères d’ensoleillement, et surtout d’éviter les conflits d’usage avec l’agriculture », répond Philippe Bru, chef de projet. De fait, les parcelles, qui appartiennent au syndicat des eaux et à des agriculteurs, sont situées dans un périmètre de protection de captage d’eau. L’activité agricole y est donc proscrite. Goulien, première commune de Bretagne à accueillir une ferme de huit éoliennes, a dit banco au projet. Henri Goardon, son maire, rêve de faire de sa commune la capitale bretonne des énergies renouvelables. Les retombées financières aussi devraient être positives. « Mais pour l’instant, on n’en sait rien car la taxe professionnelle va être modifiée », ajoute le maire. Les propriétaires seront assurés de toucher un loyer de 1.500 à 2.000euros l’hectare dans le cadre d’un bail de vingt ans renouvelable. Si le projet aboutit, les travaux s’achèveront en 2011.

« Plus rentable qu’un hectare de maïs »

Si le monde agricole dit « oui » aux panneaux sur les toits, il paraît plus circonspect quant à leur installation au sol. « On va être vigilant sur l’utilisation du foncier. On en consomme déjà beaucoup pour l’urbanisation. Attention au déficit de production », s’interroge Jacques Jaouen, président de la Chambre régionale d’agriculture. C’est le discours officiel. Sur le terrain, le son de cloche semble bien différent. À Plumelec (56), Greenbox, filiale du groupe français d’ingénierie NGI, n’a eu aucun mal à dénicher 200hectares de terrains, agricoles pour l’essentiel, pour conforter son projet de centrale solaire de 100mW. Elle compte y investir 450millions d’euros. « On a eu l’embarras du choix, précise Roland Garré, responsable de l’agence de Plumelec. Les installations sont démontables et ne saccagent pas les terrains. De plus, avec un loyer de 2.000euros l’hectare, ça rapporte plus qu’un hectare de maïs ». Greenbox a trouvé des partenaires australiens. « Les investisseurs étrangers ne se déplacent que pour des projets d’envergure. »

À Plogoff aussi !

Jet NRJ, autre filiale de NGI, a également un projet sur une vingtaine d’hectares à... Plogoff (29). Même si la réglementation est appelée à se renforcer (permis de construire, études d’impact...), la ruée vers l’or jaune en Bretagne ne fait que commencer.

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