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Accueil du site / Eolien en Bretagne / [presse] Éoliennes. Les opposants marquent des points

Le telegramme - 25 sept 2009

Un projet d’implantation près du Mont Saint-Michel et un durcissement du régime d’autorisation placent à nouveau les éoliennes dans l’oeil du cyclone.

Professionnels du secteur et ONG « vertes » parmi lesquelles Greenpeace, le WWF ou France Nature Environnement (FNE), se sont déclarés décidés à resserrer les liens hier, estimant qu’un « vent mauvais » souffle sur les éoliennes. L’annonce d’une manifestation d’anti-éoliens dans la Manche a mis le feu aux poudres. La Fédération Environnement durable, la Fédération nationale des Associations de Sauvegarde des Ensembles monumentaux et plusieurs associations locales organisent en effet samedi au Mont Saint-Michel une marche de protestation contre l’implantation d’éoliennes industrielles à proximité de ce « site historique parmi les plus visités au monde ». « Nos adversaires ne sont pas sérieux, a lancé hier André Antolini, président du Syndicat des Energies renouvelables. Le projet le plus proche se situe à 17 kilomètres du Mont Saint-Michel, tous les autres sont à plus de 20km. »

Un délai d’implantation rallongé

Parallèlement à cette action prévue dans la Manche, les pro-éolien s’inquiètent de plusieurs propositions d’amendements au projet de loi « Grenelle 2 » déposés au Sénat et qui devraient rendre plus contraignantes les règles d’implantation d’éoliennes. Ces amendements déposés par les sénateurs UMP Jean Bizet (Manche) et Roland du Luart (Sarthe), visent à soumettre les éoliennes au régime d’autorisation des Installations classées pour la protection de l’environnement et à durcir les règles de définition des « zones de développement de l’éolien ». Le délai d’implantation d’un parc éolien, qui est actuellement d’environ sept ans, risque de s’allonger à 10 ou 12 ans, s’inquiète Didier Lenoir, président du Comité de liaison énergies renouvelables.

4.000 mégawatts contre 25.000 en 2020

« Ce qui menace la France, ce n’est pas qu’on y mette trop d’éoliennes, c’est qu’on n’en mette pas assez », assène André Antolini, avertissant que l’objectif de 23% d’énergies renouvelables d’ici à 2020 ne sera pas atteint sans l’éolien. La puissance installée du parc éolien français est de 4.000mégawatts. L’objectif fixé est d’atteindre 25.000mégawatts en 2020. Selon le Syndicat des énergies renouvelables, environ 6.000 nouvelles éoliennes devront venir s’ajouter aux quelque 2.500 déjà installées pour atteindre cet objectif.

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