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L’escroquerie du discours sur l’effet de serre par Claude Boyer [1]

L’énergie nucléaire est rationnellement condamnée : faiblesse des ressources en uranium, risque de catastrophes et leurs conséquences inacceptables, absence de solution pour les déchets… Et pourtant, les communiqués d’agences de presse se succèdent à un rythme effréné sur la possibilité de lancer de nouveaux projets dans le monde. Pourquoi ?

L’énergie nucléaire est rationnellement condamnée : faiblesse des ressources en uranium (un peu plus de 1% des réserves d’énergies fossiles), risque de catastrophes significatif et leurs conséquences inacceptables (santé des populations, effondrement de l’économie et du social, mise en place de sociétés militaro-policières pour gérer les crises post-accidentelles), utopie de la surgénération effondrée, absence de solution pour les déchets, inefficacité de la transmutation, coûts de nouveaux investissements incompatibles avec le développement de l’économie libérale dominante… par ailleurs énergétivore, en électricité notamment. Et pourtant, en cette année du nouveau siècle, les communiqués d’agences de presse se succèdent à un rythme effréné sur la possibilité de lancer de nouveaux projets dans le monde (Japon, Corée Nord et Sud, Taïwan, Russie, Finlande, Ukraine, Europe centrale, États Unis, Turquie… France [...].

La cohérence, la rationalité, tendraient à induire un développement de l’énergie quantitativement la plus abondante, le charbon (73% des réserves fossiles*, soit de 20 à 60 fois supérieure** aux capacités de l’uranium) ; le pétrole avec 6% des réserves et des tensions d’approvisionnement, le gaz naturel avec 9%, n’étant stratégiquement pas des solutions d’avenir sur le long terme. La technologie ayant quand même fait quelques progrès depuis Zola, on peut aujourd’hui extraire ce combustible à moindre risque et le brûler à peu près proprement. La grande diversité géographique des mines de charbon, ainsi que les faibles coûts d’investissements pour la construction des chaudières, comparé au nucléaire ou aux coûts prohibitifs des renouvelables comme l’éolien et le photovoltaïque, tendent aussi à favoriser ce combustible de risque conséquemment moindre que l’uranium.

Les contradicteurs

Là, nous avons déjà nombre de contradicteurs franco-français qui argumentent sur l’indépendance énergétique et la silicose des mineurs. Nous leur conseillons de réviser leurs discours, les réserves uranifères de l’hexagone étant proches de zéro, 54 des 58 réacteurs de l’EDF-Framatome sont issus d’une technologie fournie par l’américain Westinghouse, le niveau d’emprunts sur les marchés extérieurs et intérieurs pour l’investissement atomique pesant encore lourdement sur l’économie nationale ; quant à la santé des mineurs d’uranium et des riverains des verses et stériles, elle est et sera gravement dégradée pour de très longues durées par le radium, le radon et leurs descendants radioactifs. Les beaux discours des gestionnaires nationalistes et franchouillard ne tiennent donc pas la route. L’autre catégorie de redoutables contradicteurs à laquelle nous sommes confrontés depuis un peu plus d’une décennie est constituée des divers courants propagandistes du discours sur l’augmentation de l’effet de serre et les dérèglements climatiques dus à l’usage de combustibles fossiles, dont les scientifiques, politiques et écologistes nous serinent les oreilles. Il nous faut donc examiner de plus près le problème de l’effet de serre et les arguments de ceux qui nous prédisent une méga catastrophe climatique avant la fin du siècle débutant.

L’utilisation de combustibles fossiles, c’est au pire 4 à 5% de la part globale de l’effet de serre actuel

Les versions des années 90 s’accordaient à donner au gaz carbonique 50% de la responsabilité de l’effet de serre, 15% au méthane, 12% au protoxyde d’azote, 15% à la vapeur d’eau et 8% pour les autres sources, principalement les fréons et ozone d’origines récentes. Donc, haro sur le grand responsable, le CO2. Accusé numéro 1 : les combustibles fossiles ; le discours passe très bien auprès des populations sensibilisées aux problèmes de l’environnement. Manipulation ?

On néglige de dire que le CO2 n’est pas toxique, contrairement au monoxyde de carbone, qu’il y en a toujours eu, qu’il est indispensable à la croissance des végétaux qui l’absorbent par photosynthèse pour se développer, qu’en conséquence il est indispensable à la vie, à toutes formes de vies sur cette planète. Sa concentration à augmenté au rythme de 0,63 partie par million volume (ppmv) par an du début du siècle aux années 80, avec un ralentissement à 0,3 ppmv par an à la fin du siècle, et il semble que l’on s’oriente vers une stabilisation autour de 360 ppmv contre 300 ppmv au début du siècle. Au siècle précédent le taux de CO2 dans l’atmosphère avait déjà augmenté de 15 ppmv (voir graphiques ci-dessous extrait de CEA, Informations utiles 1999 page 36).

Mais cette augmentation est aussi due à la déforestation, à la mortalité du plancton végétal induite par l’intensification des ultraviolets du fait de la dégradation de la couche d’ozone stratosphérique sous l’action des fréons ; ces diverses causes d’évolution du taux de CO2 dans l’atmosphère sont d’ampleur sensiblement égale à l’usage des combustibles fossiles dont on peut évaluer l’impact global sur l’augmentation des gaz à effet de serre à environ 4 à 5%. Dans le même temps, le méthane à plus que doublé en passant de 0,8 à 1,7 ppmv, soit 8% d’augmentation de l’effet de serre ; principaux coupables, l’agriculture et l’élevage intensifs, la déforestation. Le protoxyde d’azote (N2O) est passé de 0,275 à 0,305 ppmv et l’effet de serre d’une seule molécule est estimée à l’égal de 310 molécules de CO2 ; là encore les principaux coupables sont l’agriculture et l’élevage intensifs.

La part globale d’effet de gaz à effet de serre qui n’étaient pas là il y a un siècle c’est 20% dont un petit quart dû aux combustibles fossiles, pour une augmentation globale de la température moyenne de l’atmosphère terrestre de 0,5°C ; c’est pourtant ces combustibles qui sont désignés quasiment comme l’unique coupable par les médias et les écologistes. Le pompon revient dans ce domaine à L’Écologiste dans leur récente publication de l’hiver 2001 ; la version française de la très célèbre revue écologiste et scientifique anglaise nous informe des derniers éléments de la recherche dans ce domaine et nous annonce qu’en fait 70% de l’effet de serre serait dû à la vapeur d’eau ; deux articles plus loin dans cette même publication on octroie 15 à 18% de l’effet de serre au méthane et 12% au protoxyde d’azote, ce qui n’empêche pas les auteurs de conclure au dérèglement climatique induit par les combustibles fossiles. Objectivement, un programme efficace de lutte contre l’évolution de l’effet de serre passerait d’abord par la réduction des principales causes, l’agriculture et l’élevage intensif, la déforestation, les fréons. Mais non, on nous propose de réduire la combustion des fossiles par des écotaxes et les énergies renouvelables pour les uns, le développement du nucléaire pour les autres.

image Source : CEA / LSCE

Le parc nucléaire mondial permet au mieux d’éviter 0,3% d’effet de serre, le parc nucléaire français environ 0,06

Soyons sérieux, le parc nucléaire mondial actuel équivaut en production annuelle à 7%** des combustibles fossiles, dont 1,2% pour la France qui produit un sixième du nucléaire planétaire. Les combustibles fossiles étant responsables de 5% de l’effet de serre, l’énergie atomique permettrait en fin de compte d’en éviter 7%, soit 0,35% (7% de 5%) (0,06% pour la part française). Ceci à la condition d’accepter le taux de conversion des kWh nucléaires en équivalence pétrole en vigueur dans les pays nucléarisés de l’OCDE de 222 grammes de pétrole par kWh***, alors qu’en système international ou pour la conversion des kWh hydroélectriques l’équivalence n’est que de 85,6 grammes de pétrole. Sur cette base, le nucléaire n’éviterait plus que 3 fois moins d’effet de serre, soit 0,16% pour le nucléaire mondial et 0,02% pour le parc EDF ; et les réserves potentielles d’uranium ne permettent pas d’envisager une amélioration de ces possibilités. Quant aux énergies renouvelables, elles ne pourront satisfaire qu’une faible partie des consommations et de façon aléatoire, pas au moment où on en a besoin ; leurs coûts restant par ailleurs dissuasifs (0,55 F le kWh éolien hors transport et distribution, 3 F le kWh photovoltaïque. Les écotaxes sur les combustibles fossiles pour limiter les consommations et les émissions vont surtout priver les pauvres de l’accès à l’énergie pour leurs besoins essentiels.

Une nouvelle science de la manipulation est née ! appelons la "psycho-météorologie"

Nos propagandistes du dérèglement climatique par les combustibles ont joué de la corde sensible avec un effet maximum sur l’esprit du bon peuple désinformé : la météo. Les événements climatiques des deux dernières décennies sont arrivés à point pour influencer les populations. Le passé a pourtant connu pareilles variations, un peu moins fréquentes qu’actuellement ; il y a quelques siècles les températures étaient tellement basses que les climatologues ont désigné cette période sous le nom de "petit âge glaciaire" ; à l’inverse, dans la première moitié du dix septième siècle, les hivers étaient assez chauds pour récolter des fraises à Noël dans le Nord de l’Europe. Ces variations importantes d’une durée de plusieurs décennies sont dues essentiellement aux écarts de l’activité solaire. L’information est cependant donnée pour ceux qui savent la comprendre : à chaque événement climatique important, les médias nous disent que "la dernière fois c’était en telle année"… c’est donc que ne vivons pas une période d’aléas climatiques exceptionnelle !

Le numéro 2 de l’édition française de L’Écologiste, citant les travaux de James Lovelock et Bob Charlson, nous informe des effets des noyaux de condensations nuageuses induits par l’anhydride sulfureux (dioxyde de sulfure dans le texte) issu de la décomposition de certaines espèce de phytoplanctons, ainsi que des hydrocarbonates émis par les forêts. Avec la déforestation d’origine humaine et la destruction du plancton par les UV consécutif à la réduction de la couche d’ozone stratosphérique, ces molécules qui favorisent les formations nuageuses ne sont plus émises en quantité suffisante. La pluie ne tombe plus là où on l’attendait, provoquant des sécheresses, et elle retombe alors massivement ailleurs, provoquant de fortes dépressions, tempêtes, inondations.

La question est maintenant de savoir pourquoi les médias, les scientifiques, les écologistes, tentent de nous effrayer avec d’éventuelles possibilités de catastrophes climatiques, dues à l’utilisation de combustibles fossiles. Les discours sur les variations climatiques sont issus essentiellement des pays industrialisés, anglo-saxons en particulier, qui tentent d’imposer au reste de la planète une réduction des consommations énergétiques qu’ils sont les premiers à ne pas respecter. Bush II vient d’ailleurs d’annoncer le renoncement des États-Unis à réglementer les émissions de CO2 (AFP, 14 mars 2001). On sait aujourd’hui que ces pays ont favorisé la guerre du Golfe puis montré aux saoudiens des photos satellites truquées afin d’obtenir leur l’accord pour héberger une importante force militaire US sur leur territoire. Le principal but de la guerre du golfe était en fait de permettre le maintien d’une force militaire occidentale permanente dans cette région du monde qui recèle plus de la moitié des réserves connues du pétrole de la planète. Alors, ce discours absurde sur la dégradation climatique dont on limite la responsabilité aux seuls combustibles fossiles, ne serait-il, à l’instar de la guerre du Golfe, des photos satellites truquées et de l’embargo pétrolier contre l’Irak, qu’une arme économique, géopolitique et géostratégique ?

Celui qui possède l’énergie dispose du pouvoir, la guerre finale pour le pouvoir et l’énergie a commencé. Elle se fera au détriment des pauvres, non seulement des pays du tiers-monde, mais aussi des populations à modestes revenus des pays industrialisés ; la guerre des classes par l’énergie au détriment des plus faibles et du plus grand nombre pour satisfaire les délires paranoïaques d’une petite minorité de privilégiés. Le tout étant orchestré avec la collaboration naïve des écologistes, qui n’ont pas encore compris à quel point ils servaient les intérêts du lobby nucléariste. Avec leur discours antinucléaire tout aussi incohérent que non crédible et inefficace, ils ont réussi à anéantir en quelques années un quart de siècle de dures luttes contre cette fausse solution énergétique, quantitativement minoritaire, porteuse d’un risque considérable et sans aucune solution scientifique acceptable pour ses déchets. L’écologie peut devenir finalement une arme redoutable contre les pauvres au profit des privilégiés ? La stupidité humaine possède cet aspect profond et insondable qui ne cesse de nous désarmer. Claude Boyer, lettre d’information du Comité Stop Nogent-sur-Seine n° 86 janvier-mars 2001.

* Réserves ultimes d’énergies fossiles : charbon et lignite 3400 Gtep (milliards de tonnes d’équivalent pétrole), pétrole conventionnel 295 Gtep, gaz naturel 420 Gtep, bruts lourds et schistes bitumineux 525 Gtep, source Epure, octobre 99, EDF division recherche et développement. En comparaison l’uranium c’est 167 Gtep source CEA Informations utiles 1999.

** 617 millions de tonnes d’équivalent pétrole de kWh nucléaire contre 8509 Mtep d’énergie primaire "commerciale" d’après CEA Mémento sur l’énergie 1999. Avec 400 térawattheure d’électricité nucléaire brute EDF comparé au 2400 TWh de production nucléaire mondiale selon CEA Elecnuc - Les centrales nucléaires dans le monde, la France produit un sixième de l’électricité nucléaire.

*** Selon le CEA, publication citée ci-dessus, 1 kWh hydroélectrique est dit PCI (pouvoir calorifique inférieur), soit 85,7 grammes de pétrole (aussi pour le système international), 1 kWh nucléaire est dit PCS (pouvoir calorifique supérieur) en vaudrait 222 grammes de pétrole (aussi pour les pays nucléarisés de l’OCDE).

Lire :

- Des fraises à Noël à Liège en 1116 et des figuiers à Cologne vers 1200..., La Recherche n°321, juin 1999, en PDF.

- L’élevage contribue beaucoup au réchauffement climatique

- On ne sortira pas du nucléaire sans les centrales à charbon, fioul, gaz.

notes:

[1] Comité Stop-Nogent->http://www.dissident-media.org/stop_nogent/

Forum

  • L’escroquerie du discours sur l’effet de serre

    22 septembre 2007, par Skapad

    Extrait et commentaires :
    .../...Le tout étant orchestré avec la collaboration naïve des écologistes, qui n’ont pas encore compris à quel point ils servaient les intérêts du lobby nucléariste.../...
    Surprenant cette façon de démontrer la collaboration des écologistes, naif qui est le naif. Léger, sans aucune réalité de démonstration ni de raisonnement !
    .../...Avec leur discours antinucléaire tout aussi incohérent que non crédible et inefficace,.../...
    L’auteur ici fait preuve de masochisme aigu, cette phrase peut très bien etre reprise pour le compte de son auteur, comme il le dit lui mème : « non crédible ». Ras
    .../...ils ont réussi à anéantir en quelques années un quart de siècle de dures luttes contre cette fausse solution énergétique,
    Nous sommes heureux de savoir que le collectif Nogent,comme tout un chacun sait est la force majeur capable a démontrer sa force de mobilisation, sacré Néron ! il y mettrait bien le feu lui a la maison Sortir du Nucléaire. « Pré-Lutte a la con ! »
    .../...quantitativement minoritaire, porteuse d’un risque considérable et sans aucune solution scientifique acceptable pour ses déchets. L’écologie peut devenir finalement une arme redoutable contre les pauvres au profit des privilégiés ?.../...
    Contre nos sociètés qui ne respectent pas les pauvres sans écologie, faudrai surtout pas faire de l’écologie, ça coule de source, ça aussi c’est pataphysique !
    .../... La stupidité humaine possède cet aspect profond et insondable qui ne cesse de nous désarmer.
    Dieu de dieu, Einstein nous l’avait prédit, l’auteur ici nous le confirme ! Dommage car certain point dans son papier mérite de l’attention. Il y a quelque chose comme de l’aigreur, et du désabusement. Mon avis vaut ce qu’il vaut.
    Salut les poteaux Skapad. 22/09/2007 1h10 mn

  • CHAUFFAGE ELECTRIQUE NUCLEAIRE & REACTIONS !

    28 décembre 2007, par Skapad

    CHAUFFAGE ELECTRIQUE NUCLEAIRE & REACTIONS ! Chronique
    Le chauffage électrique, pas si écolo, par Jean-Michel Bezat
    LE MONDE | 21.12.07 | 14h00
    L’électricité nucléaire est une fée, c’est bien connu. Cela fait des lustres qu’EDF en exalte les vertus : écologique par ses très faibles émissions de CO2, sécurisée par un parc de centrales dont le combustible (uranium) est abondant et peu soumis aux aléas géopolitiques ; compétitif face à la flambée des prix des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole). L’entreprise publique a été si persuasive qu’elle a convaincu 7 millions de foyers de s’équiper de chauffages électriques - un nombre sans équivalent en Europe.
    L’EDF en a peut-être fait un peu trop. Ce suréquipement est en partie responsable des pics de consommation historiques enregistrés, lundi 17 et mardi 18 décembre, dénoncent les écologistes. "Cette situation est la conséquence du "tout-nucléaire" imposé en France depuis trente ans", dénonce le réseau Sortir du nucléaire. Pour "légitimer" l’existence d’un parc de 58 réacteurs, l’Etat et EDF ont incité les ménages français à opter pour le chauffage électrique.
    Une note de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et du Réseau de transport d’électricité (RTE) jette le doute sur la fiabilité du bilan carbone de ce type de chauffage qui continue d’équiper nombre de logements neufs. Son contenu en CO2 est de 500 à 600 grammes par kilowattheure (kWh) - contre 180 grammes, selon les calculs d’EDF réalisés sur d’autres bases. L’avantage se réduit.
    Comment expliquer un tel écart ? Il existe une exception française en matière énergétique. La production de base est faite par le nucléaire et l’hydraulique, qui n’émettent pas de CO2. Mais en période de très forte consommation, la "pointe" est assurée par les centrales thermiques (au charbon, au fioul et demain au gaz) qui relâchent beaucoup plus de dioxyde de carbone. Sans oublier que la France importe de plus en plus de courant d’Allemagne dont les centrales émettent plus de gaz à effet de serre. Tout cela se retrouve dans le bilan carbone des chauffages électriques très sollicités par grand froid.
    Ces données inédites*1 de RTE et de l’Ademe sont importantes. Elles permettent aux pouvoirs publics, aux collectivités locales et aux producteurs d’électricité d’orienter leurs choix et de trouver le meilleur "mix" entre économies d’énergie, incitations fiscales en faveur de tel ou tel mode de chauffage et développement des énergies renouvelables. Ce bilan carbone va-t-il se dégrader ? Certes, la France a décidé de renforcer son parc d’éoliennes. Mais il ne faut pas compter dessus en période de surconsommation tant la production de ces "moulins à vents" est aléatoire *2 . Restent les centrales au gaz ou au charbon - plus sûres mais plus "carbonées" - dont les projets se multiplient (EDF, GDF, Suez, Endesa, Poweo) dans l’Hexagone.
    Jean-Michel Bezat
    Article paru dans l’édition du 22.12.07.
    *1 : Encore faut il avoir de bon projecteurs alimentés par de bons électriciens, ainsi qu’ils nous éclairent de leurs lumières !
    *2 : Là il m’énerve : Il en sais quoi de cette affirmation ! Du vent dans 10 000 ans y en aura encore ! Des marées également ! Que ce soit nucléaire, solaire ou éolien, le problème de l’électricité c’est son stockage. Les mécanismes pour anticiper et d’en faire des réserves, sont de toutes les façons encore à inventer. A vos crayons !



    mardi 25 décembre 2007 (11h51) : CHAUFFAGE ELECTRIQUE NUCLEAIRE>>>>= CO2
    Commentaires 25/12/2007 :
    Je l’avais surnommé la "MAGINATOMIQUE", je ne mettais pas trompé, cette machine nucléaire qui est en travers de nos évolutions, et pour certains de ses déchets pour des milliers d’années, voir des millions d’années. Il y a peu , "Anne la patronne" déclarait que la capacité d’AREVA à ce déployer en totale liberté a l’extérieur des frontières nationales ; donnerait ainsi des possibilités de développements tels qu’ils financeraient les charges (les frais) liées aux démantèlement et traitement du parc civil nucléaire existant, et elle n’a pas cette fois hésiter de rajouter également ".../...les installations nucléaires militaires.../..." (Commission économique à l’Assemblée Nationale-Dépêche AFP)
    Près de 40 ans après le lancement de ce projet "Pharatomique" que les écologistes de l’époque mettaient en garde contre toute cette aventure, malgré cela les Français sans réelles consultations, ce sont une fois de plus fait rouler dans la farine nucléides. Toutes les phases finales à gérer de ces installations et qui d’après les arguments de l’électricien national étaient déjà budgétisés et en réserve de financements (27 milliards disait on !) Par les facturations du moment ? Ou par nos descendants !
    De telles prétentions ! Comment n’ont elles pas été relevées par les pouvoirs publiques, ces élucubrations de ces comptables en sciences fictions ! Des charlatans du financement de néant. Mais quelle image, il est vrai qu’a cette époque dans les années 1960/70 ça en jetait l’électricité nucléaire, c’était le progrès les trente glorieuses ! Tout le monde aura suivi cette idée folle du Général Grand Charles, et ils sont tous (en grande partie !) encore aujourd’hui persuadés de la panacée de ces solutions à ions !
    Le premier démantèlement d’une de ces unités , ici a Brennilis en tous les cas nous démontre en temps réel des incohérences, des pollutions non maitrisées, des processus et de la gestion de déchets en stockage mal comptabilisés, des sommes considérables nécessaires pour réaliser ce démantèlement multipliées par 10 voir 20 fois les sommes initiales (difficile de savoir le plus grand mystère entoure cette affaire-EDF a décider de ne plus communiquer !) Voir peut être impossibilité de les achever sans effacer totalement les traces : de plutonium et autre capharnaüm ? Et cerise sur le gâteau, si j’ose dire, des pollutions atypiques découvertes dans ce lieu, une découverte pour le moins surprenante près de 42 ans après la construction de cette unité nucléaire. A la cime de tous les bassins versants du nord du département, et notre EAU ? IONIQUE AUSSI ?
    De mon avis, cette option atomique de production d’électricité, n’a pas finie de nous étonner. Financièrement d’abord, comme le vérifie l’annonce de cette quasi obligation d’atomiser une partie non négligeable de la planète pour payer cette part jamais anticipée et quasi in chiffrée (entre 33 à 100 réacteurs >> c’est les objectifs de vente de centrales de la patronne ! il serait envisagé la construction entre 100 à 300 réacteurs dans le monde dans les années à venir ! y aura t il suffisamment de matière ?) Pas chère le nucléaire ! Ou participation planétaire de nos errements nucler-atomiques !
    En d’autres termes, déjà que nous avions reportés ces financements sur nos propres enfants et arrières petits enfants (c’était l’hypothèse la plus vraisemblable !), nous allons désormais, a en croire cette IONNE-patronne hypothéquer l’avenir de toute une grande partie des générations futures sur l’ensemble de la planète ! Qui plus est dans des pays aux pratiques ouvertement totalitaires, dictatoriales, des régimes politiques peu complaisant avec la vie des individus, c’est régimes politiques comptent les masses par millions ; la casse éventuelle de dizaines de milliers d’habitants ne les dérangent pas le moindre du monde (rappel barrage des trois gorges !)
    Honte a ce pays ! Qui a en son temps produit un si riche passé, ou sont passé les philosophes des lumières, ou sont passé les Zola, Hugo, Blanqui et tous ces grands penseurs. Notre histoire universelle ce serait elle arrêtée depuis très longtemps, a en croire et en observant les tenants et malheureusement une partie de l’opposition du pouvoir actuel, rien ne m’empêche de considérer que notre pays a définitivement tourné la page de sa plus belle histoire.
    HONTE A NOTRE PAYS MEGALO-ATOMIQUE ! C’était pour vous rappeler que le Père Noël, ici aussi c’est une ORDURE !
    mardi 25 décembre 2007
    NOTE COMPLEMENTAIRE !
    Ici dans cet article, je profite d’une dépêche du Monde qui elle met en évidence l’incohérence du choix nucléaire français qui lui ne permet pas justement de gérer les pics de consommation du chauffage électrique ! Reconnu par des chiffres inédits de RTE (transport d’électricité)
    Je poursuis en rappelant les propos de Anne Lauvergeon, la patronne d’AREVA qui elle déclare devant la Commission de Finances de l’Industrie a l’Assemblée National, que le développement de son entreprise permettra de financer le démantèlement du parc nucléaire existant, civil et MILITAIRE !
    Hors, cet aveu (qui de l’avis des militants anti-nucléaire n’en ai pas un !) est en total contradiction avec la communication grand publique, qui annonçait depuis des années, que ces financements étaient déjà intégrés dans les facturations passées et actuelles. Cette déclaration valide ainsi les arguments des militants écologistes, à savoir que le cout réel de cette énergie électrique d’origine nucléaire, n’est en fait pas connue à ce jour. Comment d’ailleurs pourrait-il en être autrement ? Comment chiffrer correctement des travaux jamais pratiqués industriellement à ce jour ?
    Comment le groupe AREVA-CEA-EDF peuvent ils pendant des années prétende que ces productions étaient dans leur totalité financièrement bien établies, et d’annoncer en « catimini » que le développement de ce groupe en externalisation, serait désormais une quasi obligation pour payer ces démantèlements, civil et surtout MILITAIRE !
    C’est d’avouer également le lien indéniable du nucléaire civil et militaire, ici Anne Lauvergeon l’assume ouvertement devant une Assemblée de députés, et ce sans aucune réaction de leur part à ce jour ! Ca aussi c’est inquiétant !

    • Le bavard ! Part en vacances

      29 décembre 2007, par Skapad

      Près de 80 papiers depuis moins de six mois, faut pas exagérer ! Aussi et si j’y arrive je laisse la place a vous autres timides surfeurs que vous etes.
      Merci de m’avoir lu, et tanpis si j’y ai dit quelques bétises ou naivetés, c’est toujours utile a ce que chacuns puissent s’exprimer sans arrières pensées et fausses pudeurs.
      Bonne année à tous et à vos proches.

      • Le bavard ! Part en vacances

        2 janvier 2008, par jean

        relativisons cela fera des economie d’energie. bonne vacances a brennilis