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Accueil du site / Centrale de Brennilis / [presse] Déchets radioactifs. Brennilis ne veut rien laisser au hasard

Le telegramme samedi 11 octobre

Comment les secours interviennent-ils en cas d’accident de la route impliquant un véhicule transportant des déchets radioactifs ? La simulation organisée hier, à Brennilis, avait pour but de présenter ce dispositif particulier et si possible, de l’améliorer.

L’exercice a débuté à 9 h. Il répondait à un scénario bien précis : à quelques centaines de mètres de la centrale nucléaire, un camion de transport de déchets très faiblement radioactifs percute un tracteur. Les portes arrière du conteneur s’ouvrent, laissant échapper une demi-douzaine de fûts floqués de l’effrayant logo jaune et noir. Le conducteur est sain et sauf. Il appelle immédiatement les secours en leur indiquant la nature de son chargement.

Scénario rassurant

L’opération peut commencer. Ce sont les pompiers d’Huelgoat, de Carhaix et de Brasparts qui sont arrivés les premiers sur place. Leur mission : « extraire les victimes de la zone, prendre en compte les dégâts, stabiliser la situation et glaner un maximum d’informations », explique le commandant Quéméneur. Ces données doivent permettre aux spécialistes des cellules mobiles d’interventions radiologiques (Cmir) de diagnostiquer au plus vite la nature du produit dangereux et d’établir un périmètre de sécurité que les gendarmes feront respecter. Jusque-là, l’opération, s’est bien déroulée. Les experts en radioactivité ont ensuite réalisé des frottis « sur les fûts, le conteneur et les bottes de paille tombées du tracteur ». Pas de contamination. Et pour cause : le scénario prévoyait que les fûts résistent au choc. À 13 h, le dispositif a été levé.

50 personnes sur le pont

En tout, 26 pompiers, une dizaine de gendarmes et autant de salariés d’EDF étaient concernés par cette opération. Un premier débriefing a permis de pointer du doigt d’éventuels problèmes : quelques difficultés de transmission et l’absence sur le territoire de pompiers professionnels. Les élus de Brennilis en ont soulevé un autre : « pas de signal d’alarme pour prévenir la population ». Le patron de la centrale, Xavier Petitjean, leur a répondu que « les procédures d’évacuation ne faisaient pas partie de cette simulation ». Ce sera pour une prochaine fois.

V. L.