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Accueil du site / Centrale de Brennilis / [Voir] A propos de "Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre"

Rappel des dates de Projection en Finistère et Morbihan

- jeudi 13 novembre à la médiathèque d’Hennebont à 20h30
- vendredi 14 novembre à la salle polyvalente de Elliant à 20h30
- vendredi 14 novembre à la salle Nuit de noces Lannilis à 20h30
- mardi 18 novembre au cinéma Le kerfany de Moëlan sur Mer à 20h30
- jeudi 20 novembre au Run ar Puns à Châteaulin 21 h
- vendredi 28 novembre Locoal Mendon (56) à 20h30 salle de l’ancienne mairie
- dimanche 30 novembre Plescop 17 h(salle polyvalente)
- samedi 13 décembre Guidel 20 h à L’Estran, allée de Kerprat


Critique parue dans Télérama, Samedi 8 novembre 2008 Documentaire de Brigitte Chevet (France, 2008). 55 mn. Inédit

Le réacteur expérimental de Brennilis, en Bretagne, fut construit dans les années 60. La population n’en fut informée que par une maigre propagande. Vingt ans plus tard, en 1986, on arrête cette centrale peu productive qui fuit de partout. La filière à eau lourde est morte mais les mêmes élus qui militaient pour le maintien du site mènent bientôt campagne pour son démantèlement. EDF accepte et les travaux commencent dans les années 90 pour s’arrêter au début des années 2000 : s’attaquer au réacteur paraît trop dangereux. EDF prend pourtant le risque deux ans plus tard... jusqu’à ce que les écologistes réussissent à arrêter le chantier.

Brigitte Chevet a suivi ces péripéties pendant des années. Le premier mérite de son documentaire consiste à donner une vision exhaustive de l’histoire du site, à l’aide d’images et de témoignages riches, rares et variés. Le bilan est désastreux. Le chantier de Brennilis, qui devait être la vitrine du savoir-faire d’EDF en matière de démantèlement, accumule les surcoûts, les rejets et les risques, ce qui n’est pas de bon augure pour l’avenir des centrales vieillissantes. L’inconséquence des concepteurs et des exploitants de la filière nucléaire apparaît dans toute sa splendeur cauchemardesque. Même si Brennilis n’est pas Tchernobyl, précise Brigitte Chevet. Car elle n’a pas réalisé un film militant mais un film citoyen, qui interroge l’état de notre démocratie. Un film optimiste, au bout du compte : de réunions publiques en remontrances de l’Autorité de sûreté nucléaire, d’opérations de communication en altercations entre écolos et ouvriers, il montre l’émergence d’un débat très vif sur un sujet autrefois tabou.

Samuel Gontier